11 mars 2026

On n’était pas vraiment proches,
la vie fait ça parfois,
des cousins qui se croisent,
et puis chacun continue sa voie.
Des étés, des fêtes,
quelques souvenirs qui restent en tête.
Moi enfant… un peu en retrait,
toi déjà quelqu’un qu’on regardait.
Tu étais un grand,
grand comme ceux qu’on regarde longtemps,
avec de l’admiration
et un peu de silence dans la conversation.
Tu étais beau, gentil, drôle,
de ceux qui réchauffent une pièce et les épaules.
De ceux qui mettent les gens à l’aise
sans même faire l’effort ou la prouesse.
Moi j’étais timide, terriblement timide,
le genre d’enfant discret, presque invisible.
Je ne disais presque rien,
les mots restaient coincés dans mes mains.
Je ne t’ai jamais dit
à quel point je t’admirais, petite.
Les enfants, les timides surtout,
gardent beaucoup de choses au fond d’eux, c’est tout.
Aujourd’hui, tu aurais 50 ans,
punaise… 50 ans...
Je suis certaine que tu aurais toujours ce charme,
celui qui désarme.
Toujours beau gosse, toujours bien sapé,
avec ce sourire facile qu’on ne peut pas rater.
Je ne suis pas très douée avec les vivants,
les mots arrivent toujours trop tard, trop lentement.
Ils viennent quand il ne reste plus
que le silence… et le ciel au-dessus.
Alors je fais ce que je peux,
un peu maladroitement, un peu comme je veux,
en espérant que ces petits gestes pour toi
te touchent quelque part, là-haut, j’y crois.
J’espère être une meilleure cousine aujourd’hui
que je ne l’ai été autrefois dans ma vie.
Parce qu’au fond, et c’est étrange à dire parfois,
c’est maintenant que tu n'es plus là que je me sens plus proche de toi.
Aujourd’hui j’écouterai, I Want to Break Free,
parce que ce souvenir me fait toujours sourire.
Où vous chantiez avec mon oncle Didier à fond,
et moi je vous regardais depuis le salon.
En me disant, très sérieusement :
« C’est ça être un grand, finalement ?
Chanter faux avec conviction
et croire être Freddie Mercury pour de bon ? »
Bon anniversaire, mon bg.
Là-haut…